Le Diabolus des Sages
Une dissonance interdite…
Fruit d’une longue recherche, le Diabolus des Sages ouvre une « enquête philosophale » sur le destin de la culture occidentale, selon l’angle ouvert par la musique. Impliquant aussi bien les mathématiques, l’alchimie, l’astronomie, la psychologie, l’histoire ou la théologie, elle introduit les perspectives de la résonance dans la question de l’identité personnelle, sa gestation multiséculaire, ses diverses mutations historiques et sa crise contemporaine. Elle apporte ainsi une contribution singulière au bilan de l’Occident : l’Histoire de la Dissonance.
Un même fil sonore relie Orphée, Dionysos, Hermès, Pythagore, Élie, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus, Paul Diacre, Guido d’Arezzo, le Grand Inquisiteur, le Diable, Rabelais, Monteverdi, Fabre d’Olivet, Goethe, Faust, Berlioz, Nietzsche, Freud, Schoenberg… longue conspiration couvrant plus de 25 siècles, autour d’un « secret » exerçant sur le destin collectif une influence aussi discrète que profonde, et dont la clé se tient scellée dans les 7 vers d’une prière médiévale : celle qui donna leur nom à chacune des notes de la gamme musicale. Cette clé est ainsi « cachée en évidence » : là où l’œil ne peut la voir, l’oreille par contre peut l’entendre. Par la dissonance, la musique témoigne de ce qui sous-tend toute parole, mais qu’aucune parole jamais ne saisira…
Le « Diabolus des Sages » désigne un facteur dynamique jouant sur la différence, l’altérité, le désir, la tension, l’interdit, la transgression, la mutation ; un paradoxe irréductible nouant de façon tensorielle la conscience intime à la conscience collective ; une force irrésistible qui, traversant l’homme, le dépasse en le poussant à se dépasser ; un étrange concept qui flirte autant avec le Diable qu’avec l’Alchimie, les divers courants hermétiques et autres hérésies qui jouent dans l’ombre de l’histoire officielle.
Selon cette perspective auriculaire, les 25 siècles de l’Occident dessinent une vaste constellation, gravitant silencieusement autour d’un centre « au noir très noir » que seul l’Irrationnel mesure, par la démesure… Comme le dragon des contes, c’est au seuil de l’abîme que se trouve le Diabolus des Sages, le venin qui guérit.
Dominique Bertrand
Musicien, formé à diverses musiques traditionnelles (Inde, Japon, Moyen Orient, traditions chamaniques), Dominique Bertrand travaille depuis 25 ans à confronter la pratique musicale à la réflexion philosophique, avec ses implications historiques, thérapeutiques, mythologiques, ethnologiques, etc. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages importants mais ne souhaite réellement être publié que depuis 2004. Après Chant des larmes du désert (édité au Canada), deux ouvrages sont maintenant parus aux éditions Signatura :
Le Maître dit… (aphorismes poétiques d’une pureté adamantine) et le Diabolus des Sages.
Dans son activité de musicien, Dominique Bertrand crée divers événements dans des « Hauts Lieux » en France :
Concert-récital à la Cathédrale d’Amiens (1986), à l’abbaye du Thoronet , au Mont St-Michel pour le son et lumière de l’abbaye (1990) avec le compositeur Alain Kremski , aux Thermes de Cluny (93), aux Invalides pour le Festival d’Art Sacré de la Ville de Paris (2004).
Il se produit à Bercy, avec Alain Kremski, pour la venue du Dalaï Lama à Paris.
Il est invité à jouer à l’Étranger à plusieurs occasions :
Concert avec le compositeur Denis Dion pour Radio-Canada (1996) et à la Chapelle Levis de Quebec ; création sonore et co-direction artistique avec Maria João Pires pour le spectacle « Transmissions » à l’Alhambra de Grenade (2005) ; concert dans l’ancien couvent de Tepoztlan et dans le site des ruines archéologiques aztèques de Huastepec au Mexique.
Il travaille régulièrement avec des poètes, cinéastes, chorégraphes, conteurs, metteurs en scène.
Il est également musicothérapeute, collabore à la revue Insistance (psychanalyse, éd. Eres) et au Groupe Art et Psychanalyse avec Alain-Didier Weill, dispense cours et conférences en France et à l’Étranger et enseigne régulièrement le chant harmonique à l’église N.-D. du Liban, rue d’Ulm à Paris. Il est président du Centre International de Musicothérapie.
[ Discographie : « Rencontres » avec Denis Dion, éd. MIRES (Canada) ; « La lumière de la Terre Pure » avec Alain Kremski, éd. Oxus.]
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